Pourquoi manger bio n’est pas un luxe inutile de bobo parisien ?

                       C’est arrivé très vite. Mes lectures dérivèrent peu à peu vers des livres de cuisine, diététique, économie de l’agroalimentaire etc… A force, il me paraissait de plus en plus impensable de consommer tel produit, ou d’acheter celui-là. Je m’autorisais même parfois un passage -furtif- au milieu du rayon bio, armé de mon courage et de mon cadi. Je n’étais pas aidé : le bio devenait de plus en plus accessible. Très vite, les premiers symptômes apparurent. Je regardais les étiquettes des produits et/ou leur origine de production. Je virevoltais avec de plus en plus d’aisance entre les termes d’additifs « E200 » etc… Bref, je mange bio. Suis-je devenu un bobo parisien dégoulinant de progressisme irréfléchi ? Du type que la société rejette, et que je raillais aussi tel un roux.

Non, impossible, je ne suis même pas végétarien ! Ou alors je ne suis pas vraiment bobo ? Est-ce que bobo = bio ou est-ce une terrible méprise ? Ô rage ! ô désespoir ! N’ai-je donc pas le droit de consommer mes brocolis bretons tranquillement ? Je décidai donc d’allouer 3 neurones à cette question.


Remarque : puisque j’en parle plus tard, je précise dès maintenant que je ne fais pas d’amalgame entre « bons produits » et « produits bio », l’un peut aller sans l’autre. Cf partie sur le marketing. Par ailleurs je vous invite à lire la dernière partie avant de critiquer ma façon de définir « bobo parisien ».