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                            Il y a peu de temps -comme toujours dans un café- je parlais avec un ami de la science du sommeil. Sujet pouvant paraître barbant au premier abord mais qui possède de nombreuses surprises ! Il me parlait du fait que lui-même était dans une phase d’auto-expérimentation afin d’analyser les causes et conséquences d’un meilleur ou médiocre sommeil (non, mes amis son normaux…). Ayant toujours eu quelques problèmes aussi, la discussion me fit réfléchir. Pas uniquement sur ce sujet en fait, mais de manière plus générale : à l’heure de la toute puissante data et drivée par la génération Y, comment la santé 2.0 va changer notre quotidien ?

Remarque : lorsque je parle d’une référence dans mes articles le lien est souvent sourcé : j’invite les curieux à s’y intéresser. J’essaie toujours que chacun puisse avoir -selon sa motivation- différentes profondeurs de lecture.

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Billet Santé 2.0- quel avenir pour ces nouvelles méthodes ?

Pourquoi irait-on vers une santé 2.0 ?

                          A l’heure du progrès technique on entend beaucoup parler de la rarification du travail. C’est à mon sens une vérité (bien moins tragique que je ne l’entends parfois, cf mon manifeste ici) qui fut le sujet du livre de Jeremy Rifkin « La Fin du Travail ». Ainsi on peut penser que la formation va prendre de plus en plus d’importance. Or, bien que celle-ci pour être compétitive se devra d’être très spécialisée (« être excellent dans son domaine précis » en bref), il y a fort à parier que le citoyen de demain sera bien plus éclairé que celui d’aujourd’hui. Le socle commun de connaissance sera bien plus important, comme nous l’avons remarqué avec le glissement d’un minimum « brevet » à un minimum « bac » dans les dernières années.

Un cumul générationnel

               Ainsi, une génération dont nous connaissons l’intérêt croissant pour le bien-être se voit mieux formée. De plus elle a, par une relative rarification du travail, plus de temps libre. Beaucoup pourraient donc assouvir une curiosité pour les sujets liés à la médecine. Puisque nous savons que ces early adopters (= ceux adoptant la tendance en premier) sont ceux rendant une pratique courante, nous avons des raisons de penser que -dans un cas général- les connaissances scientifiques du citoyen lambda sur le sujet vont s’accroître. Prenons maintenant l’Histoire. Elle nous apprend que lorsque l’opinion publique sait, elle remet en cause (quand elle sait pas non plus vous me direz… mais moins). Sachant qu’on estime à un tiers les médicaments inefficaces, que peut-il se passer ?

Les scénarios sont multiples, bien entendu, mais voici celui qui me semble le plus probable. Les groupes associatifs vont augmenter, en même temps qu’un mouvement d’individualité partielle de la santé. Le risque est que cette individualisation entraîne une rupture du lien patient-médecin dans certains cas (auto-médication par exemple) et non pas une augmentation qualitative des soins.

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Le milieu médical risque de gueuler

Le Quantified Self (automesure), un mouvement qui raisonne [Santé 2.0]

                              Comme bien souvent pour regarder vers l’avenir, jetons un œil au foyer chéri des early-adopters et influenceurs de demain : la Sillicon Valley en Californie ! En 2007, le mouvement du Quantified Self est créé par Gary Wolf et Kevin Kelly. Se propageant très rapidement, des rencontres entre adeptes s’organisent dans une centaine de villes. Bientôt c’est l’explosion : Gary Wolf présente ce mouvement lors d’une conférence TED en 2010 (cf ci-dessous).

Qu’est ce que c’est ? Le Quantified Self (ou automesure) est en fait de collecter des données sur soi-même. C’est l’un des outils principaux qui feront la santé 2.0 selon moi. C’est dans la parfaite lignée de notre époque sacralisant la data. Elle permet le suivi de sa santé et de ses performances afin de voir très rapidement la moindre anomalie. On peut ainsi adapter son mode de vie en fonction des résultats pour maximiser sa santé et/ou ses performances.

Pourquoi ce mouvement ?

                       Ce mouvement répond à un besoin très précis. Nos métabolismes sont similaires à un certain niveau mais différents sur des points précis qui nous échappent parfois. Nous sommes capables de dire que votre corps sait assimiler un brocoli, mais nous ne connaissons pas la totalité des réactions provoquées (pas une raison pour éviter les brocolis, c’est très sain #BrocoliPower). Dans un cas plus général on sait qu’entre 10% et 70% des cancers seraient liés à l’alimentation. Pourtant on ne sait absolument pas dire pourquoi. En plus de causes infimes et difficilement décelables, nos corps semblent réagir très légèrement différemment à un aliment donné. Ce qui sera bon pour l’un pourrait ne pas l’être pour l’autre, comme une sorte d’allergie infime. De la même manière, l’impact du sport sur quelqu’un va influencer son sommeil d’une manière qui lui ait propre par exemple.

Collecter des données précises, c’est donc se donner la possibilité de s’analyser (ou de se faire analyser) de manière plus précise. C’est donc une aubaine pour la santé 2.0 !

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Une deuxième jeunesse pour l’auto-expérimentation ? [Santé 2.0]

                    L’auto-expérimentation n’est pas une pratique nouvelle. Énormément de grandes avancées des siècles précédents nous viennent de Monsieur Tout le monde qui s’amusait dans son écurie. On peut citer des avancées dans les domaines suivants : asthme, syphilis, anémie, fièvre jaune, VIH, dysenterie et pour ne citer qu’eux. On trouve même dans l’histoire des cas de self-chirurgy mais bon, là je ne recommande pas…

Par contre, et c’est là que ça devient plus concret, le Quantified Self et l’auto-expérimentation se marient très bien. La plupart des adeptes de l’un sont adeptes de l’autre aussi d’ailleurs. Je vous parlais de mon ami qui analysait son sommeil en début d’article. De nos jours cela peut paraître relativement original. Pourtant je ne doute pas que cette pratique devienne relativement courante dans les années à venir ! Les avantages sont importants, la pratique est simple et l’intégration digitale rend le tout presque ludique. Pourquoi ne pas tester bien plus précisément l’impact de tel aliment ou telle pratique (sportive par exemple) sur votre sommeil ? Sur votre cœur ? Et votre testostérone ? Ou bien votre humeur humeur ?

De nouvelles questions se dessinent [Santé 2.0]

                   Il existe plusieurs enjeux très importants qui façonnent les médicaments de demain. Dans le livre de Tim Ferriss (business angel & entrepreneur) « The 4h Body », il existe un chapitre particulier. Il est écrit par le Dr Ben Goldacre. Cette partie traite de la véracité et de la méthode scientifique (spécialité de l’auteur). On y apprend durant plusieurs dizaines de pages comment les laboratoires pharmaceutiques peuvent contourner les règles en arrangeant les chiffres et/ou les études d’une certaine manière.

Par ailleurs, il y traite aussi de l’auto-expérimentation car il considère que celle-ci peut être bénéfique (si intelligemment effectuée). Les scientifiques n’accordant que rarement le temps nécessaire à certains problèmes. Il distingue ainsi les sujets « glamours » et « prestigieux« , des sujets communs pourtant si importants pour tant de personnes. L’auto-expérimentation serait alors une manière de réussir là où le scientifique n’a pas toujours l’envie ou les financements.

Le problème habituel du lobbying

                 De plus, dans son livre « Guide des 4000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux« , le Dr Philippe Even (ancien pneumologue ayant dirigé Necker) nous apprend qu’un tiers des médicaments seraient inefficaces ou même dangereux. Ce n’est pas très étonnant en réalité. Une firme pharmaceutique est une montagne d’or jouant avec des sommes considérables et, défaut du capitalisme je l’admets, à vouloir vendre elles font parfois n’importe quoi. Il est bon de rappeler qu’en France, ces médicaments sont remboursés (et c’est une très bonne chose). Nous devrions par contre faire d’autant plus attention à l’efficacité !

Remarque : Le Dr Allen et son co-auteur Dr Debré furent condamnés pour ce livre par l’ordre des médecins (lien ici). On leur reproche plusieurs divers choses que je vous invite à lire dans les articles en lien. Je vous laisse seul juge car ce sont des sujets très complexes et que ma parole ne vaut rien. Ils maintenèrent leurs propos dans le même journal ici en 2016 avec une nouvel édition de leur livre. Stratégie com ? Erreur complète et confirmée ? Vérité qui dérange ? Un peu des trois ?


« I will suggest that you should study upon yourselves the effects of the most valuable remedies. I well believe that you will never know fully the action of certain remedies, if you have not ascertained, on your own person, what effects they produce on the brain, the eye, the ear, the nerves, the muscles, and the principal viscera. » Charles-Édouard Brown-Séquard

L’anecdote historique sur les traitements non médicamenteux

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Achille Talon RPZ, dans mon cœur à jamais

               L’un des rares avantages durant la période pré-Perestroïka en URSS (< 1985) était d’ailleurs la gratuité totale des médicaments. Sans enjeux financiers, les médecins russes n’étaient pas poussés à la solution médicamenteuse. Ainsi le médecin Youri Nikolaiev en 1955 fut appelé pour soigner l’alcoolisme du fils d’un membre important du parti sur qui toutes les solutions auraient échouées. Il décida l’expérimentation du jeûne et ce fut un succès. Fort de ce succès Nicolai Boulganine, père du patient, décida ainsi l’ouverture de plusieurs centres expérimentant les la pratique. Ainsi, paradoxalement (et avant que ce soit à la mode), la naturopathie et la médecine moderne ont pu bénéficier des nombreuses études d’URSS sur le jeûne. Aujourd’hui et pour une multitude de raisons, beaucoup recommande un jeûne annuel ou bi-annuel (dans certaines conditions, renseignez-vous avant de vous lancer bien sûr).

=> La source est la newsletter « Santé Nature et Innovation« .

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Serait-ce le futur de la science ? [Santé 2.0]

                       En plus du cumul Quantified Self / auto-expérimentation dont nous parlions plus haut, les offres connectées prolifèrent déjà. Les bracelets et les montres connectées se vendent comme des petits pains, et les applications comme Sleep Cycle font un tabac. L’automesure est, parfois inconsciemment, déjà pratiqué par de nombreuses personnes. Et ce même en dehors des terres futuristes de la Sillicon Valley. On peut d’ailleurs citer la communauté française, MyDataLabs. Le service se développe rapidement et je ne serai pas choqué de voir rentrer dans les mœurs un système de suivi par un « SmartDocteur » ou « SmartCoach » (comme c’est déjà le cas pour certains appareils d’ailleurs).

Bientôt il sera peut-être normal que votre montre vous indique de faire 500 pas de plus afin de mieux dormir. Pour l’instant ces appareils ne mesurent que des données de base, comme le nombre de pas ou la fréquence cardiaque, mais plus le temps passe et plus ils se spécialisent. Ces technologies peuvent déjà suivre votre sommeil ou même votre diabète. Elles pourraient bientôt vérifier l’oxygénation de votre sang ou votre taux de magnésium par exemple !

Introduction aux sciences collaboratives

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Merci docteur, vous me sauvez la vie !

                      Par ailleurs, ces améliorations de connaissances et d’intérêt peuvent nous faire espérer un boum des citizen sciencesCela consiste à demander au plus grand nombre d’aider la recherche (souvent à travers une plateforme online). Déjà à l’heure actuelle de nombreuses avancées ont été permis grâce à cette pratique. On traduit souvent le terme par « science collaborative » en français. Le mouvement s’inscrit parfaitement dans cette tendance de mise en commun. Je vous parle souvent ici du goût de la génération Y pour le collaboratif et la recherche de sens dans le travail, n’est ce pas parfaitement adapté ?

« Science is far too important to be left to scientists alone [La science est bien trop importante pour la laisser aux seules mains des scientifiques] » Imran Khan

Prévoir des limites dès aujourd’hui ? [Santé 2.0]

                       Des limites à cette santé 2.0 sont à prévoir bien entendu. Au niveau de l’auto-expérimentation les erreurs sont probables. Une méthode scientifique bancale nous ferait tomber dans du placebo ou encore un biais de confirmation. Le premier étant connu je rappellerais uniquement le deuxième, qui consiste en la volonté de tout Homme d’apprécier la confirmation de ses valeurs et non leur confrontation. J’en parlais déjà dans l’article sur les médias à propos des problèmes des algorithmes comme l’edgerank de Facebook. La mauvaise pratique d’une science fait encore plus de dégâts que sa non-utilisation, comme l’histoire nous l’a montré.

L’automesure, mais par qui ?

              Sur le sujet du Quantified Self, les limites sont d’ordre éthique. En 2014 Axa annonçait l’expérimentation volontaire d’équiper 1000 personnes d’un Pulse 2 afin de donner des bonus aux personnes ayant une vie saine. Jusque là c’est plutôt une pratique incitative à effet positif. Mais qu’arrivera-t-il quand le même système de malus sera mis en place de manière obligatoire, passant de l’incitation à l’obligation ? Sachant qu’un ouvrier de nos jours vit plusieurs années de moins qu’un cadre (pour des raisons de qualité de soins et de type de travail principalement). Il aurait donc la double peine ?

Tant que le système vise à encourager un mode de vie sain par des bonus financiers ou des cadeaux, tant mieux ! Tant que la différence reste raisonnable entre le tarif « sain » et le tarif « fumeur fan de bière/pizza », pourquoi pas. Mais si des excès sont à prévoir. Le problème ne se pose pas uniquement au niveau de la santé d’ailleurs. Le milieu de l’assurance auto par exemple s‘y met aussi. Il faut réfléchir dès maintenant à ces problèmes car je ne suis pas le seul à penser qu’ils seront au cœur des débats d’ici peu.

Le cas général de la data

                         Dans un rapport nommé « le corps, nouvel objet connecté » le CNIL met en garde contre l’abus/vols de données. En effet le rôle de cette institution est le développement des nouvelles technologies dans un cadre maîtrisé. Leur travail devient de plus en plus dur car Monsieur tout le monde ne sait pas toujours comment fonctionne la firme proposant le service. Ainsi, ses informations peuvent alimenter les bases de données vendues à des entreprises parfois peu scrupuleuses. L’objectif n’est pas de devenir paranoïaque sur le monde. Il est pourtant nécessaire de savoir les enjeux que porte la santé 2.0 et d’en connaitre les modèles afin de savoir où mettre les lignes blanches avant qu’elles ne soient dépassées.

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Faites attention les amis, une Apple Watch c’est plus gros…

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Le progrès technique suit-il toujours un progrès moral ? [Santé 2.0]

                       L’une des raisons qui me complet dans l’idée que nous ne sommes pas au bord du gouffre avec cette santé 2.0 est l’Histoire. De tout temps, le progrès technique a fait peur. L’exemple du luddisme permet de bien s’en rendre compte. Dans les années 1811-1812 ce mouvement antimachine est né par peur des métiers à tisser et autres avancés qui « volaient le travail des ouvriers ». Vous voyez qu’au final, plus de deux siècles plus tard, les peurs sont les mêmes. La théorie de « la destruction créatrice » de Schumpeter est toujours autant d’actualité.

Une opportunité de progrès moral 

                     Ce qui a totalement été oublié de l’équation par ces chers luddistes -et par Mélanchon aussi d’ailleurs– c’est qu’un progrès technique n’arrive pas seul. De toutes les époques la libération du travail peu qualifié par les machines a entraîné un progrès social. La moyenne d’érudition augmenta et la part de la société travaillant sur des métiers plus qualifiés aussi. Dans nos pays développés ces nouveaux jobs sont souvent dans des métiers de services car c’est l’avantage comparatif que nous avons (cf Ricardo). Ainsi le vrai enjeu n’est pas vraiment d’organiser une lutte contre ce progrès, mais de préparer la transition quand nous le voyons arriver ! Pour être plus clair, c’est des investissements dans la formation (continue et de la jeunesse), et une adaptation législative cohérente.

Et il serait temps !

Billet Santé 2.0 - Vieux - Apple Watch Meme - Medecine - Génération Y.

Tout fout le camp mon bon monsieur

                        Jusqu’ici, globalement des réactions furent tardives parfois, mais appliquées un moment. On est devenu champion pour reste hors de l’eau malgré tout. Les exemples d’Uber ou AirBNB sont probants. A vouloir contrer l’inévitable progrès technique, la transition c’est faite dans la douleur. Notre économie change constamment. Si l’on veut absolument rester statique dans nos petites habitudes nous ne pouvons pas nous plaindre de se prendre la vague dans la tête, tout en voyant les autres surfer dessus. La préparation nécessaire à l’arrivée d’un changement est multiple. On peut notamment citer l’adaptation adéquate des lois et des taxes. Actuellement le problème est que tout le monde râle  à cause de la demi-mesure. Nous n’avons ni sauvé les taxis (un certain manque d’envie m’habitait, j’admets), ni protégé les chauffeurs VTC (dont l’activité est bien trop dérégulée actuellement).

Cette préparation doit être globale [Santé 2.0]

                      Comme dans d’autres domaines, la communication accrue rend l’esprit critique de plus en plus important. Ce n’est pas l’oeuvre de changements dans la médecine qui rendent cela obligatoire, mais de changements dans le monde. Nous allons devoir s’intéresser bien plus, à mon (presque) humble) avis, à la futurologie et à la prévision de tendances. Nous allons devoir laisser bien plus de place au débat public sur les questions de demain. Le monde étant en constant mouvement, nous nous devons de prévoir au mieux les enjeux que nous devrons régler.

Qu’accepte-t-on au niveau du Quantified Self ? Quelles limites éthiques va-t-on avoir avec le transhumanisme ? Comment prépare-t-on notre économie à un travail de plus en plus individuel (freelance) et multisecteurs (plusieurs activités) ? Ce ne sont pas les sujets qui manquent. Préparons dès aujourd’hui les solutions de demain afin (d’enfin) ne pas être en retard. Je ne sais pas pour vous mais je suis fatigué de voir nos pays courir après le présent parce qu’ils sont incapables de s’adapter assez rapidement…

Que retenir de tout ça ?

                        La santé 2.0 a un bel avenir devant elle ! A l’heure de la data et de la mentalité des générations Y et Z, le milieu de la santé évolue énormément. Le citoyen lambda va -petit à petit- avoir une connaissance scientifique. Celle-ci sera de plus en plus importante, notamment par l’augmentation du savoir-critique et de la formation continue.

Un certaine individualité de la santé 

                            Des mouvements comme l’automesure (Quantified Self) ont de beaux jours devant eux. Ils permettront une analyse très fine que ce soit par des médecins, par des IA ou encore dans une logique d’auto-expérimentation. Cela permettra notamment des avancées dans les sujets oubliés de la médecine, mais mettra aussi en lumière bien plus facilement l’inefficacité courante de certains remèdes. L’individualisation de ces pratiques rendra donc le travail des lobbys pharmaceutiques bien plus complexe. On peut d’ailleurs espérer que cette prise de conscience renforce les associations de consommateurs. Enfin, ces connaissances nouvelles et cet intérêt croissant marquent le début d’un bel avenir pour les sciences collaboratives (citizen sciences). Prometteuse pratique car il est bien plus simple de faire un travail de fourmi quand nous sommes 7 milliards.

Des limites à prévoir

                          Plusieurs limites sont pourtant à craindre, donc à prévoir. L’individu lambda est plus enclin à tomber dans des biais de confirmation ou des effets placebo. En cas d’auto-expérimentation par exemple, la vigilance sur les résultats devra donc être accrue. Par ailleurs, ces données collectées par la Quantified Self pourraient devenir des fardeaux si nous les laissons être abusivement utilisées. Ce serait du pain béni pour des compagnies d’assurances ou des entreprises privées peu scrupuleuses. Le CNIL met d’ailleurs déjà en garde de cela ! L’Etat devrait commencer dès maintenant à penser aux limites que nous fixerons. La prolifération est imminente ,et potentiellement bénéfique rappelons-le. Heureusement l’Histoire nous permet d’être optimiste. On voit bien souvent qu’un progrès moral accompagne ces progrès techniques. Il est cependant primordial de constamment réfléchir aux enjeux auxquels nous seront confrontés demain. Nous sommes trop souvent à courir derrière le train que nous aurions dû prendre.

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Merci de votre lecture ! 

Etienne Ldva


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